Restauration

Principe de restauration pour les musées

De façon générale, nous pouvons envisager plusieurs types de restaurations, selon l’usage et la fonction du meuble, mais il est une restauration qui est la plus sage, plus raisonnable.

Celle-ci consiste à respecter au mieux l’état de ce dernier afin de le préserver au maximum, le garder dans son intégrité sans oublier que nous devons rester humbles en sachant que l’esprit de la restauration d’aujourd’hui sera peut-être remis en cause demain en raison d’une meilleure connaissance, d’un recul supérieur et de techniques différentes, voire plus perfectionnées.

Cela pose un postulat pour chaque meuble ou objet et demande beaucoup de réflexion avant d’entreprendre un travail.

Une concertation entre plusieurs personnes de compétence reconnue est conseillée afin de déterminer la démarche à suivre.

Une priorité, garder l’esprit du meuble

Il est évident que l’on doit tout d’abord garder l’esprit du meuble, recoller les parties à recoller avec les colles traditionnelles, réversibles, mais il se pose immédiatement une question en raison d’un éventuel état de fatigue prononcé de la pièce : va-t-on changer une partie défectueuse ? Dans ce cas, bien entendu, en bois de même essence, même ancienneté que celle initiale. Va-t-on la consolider (si c’est possible) Va-t-on la renforcer (là, nous sommes moins d’accord).

Notre première réaction sera, si possible, de la consolider.

En effet, il sera toujours temps de la changer ultérieurement si besoin s’en fait sentir. D’ici là, d’ailleurs, aurons-nous trouvé des méthodes plus rationnelles et contemporaines.